"La Gratitude peut Transformer votre Routine en Jours de Fête."

Mon enfant a fait une bêtise et: Oui, je me sens en colère!

"Que faire quand mon enfant fait une crise de nerfs?"

Comment motiver mon enfant à dire "merci".

Vidéo du 9 décembre 2016

"Comment j'ai transformé mes luttes de pouvoir avec mon fils de trois ans"

Vidéo du 28 novembre 2016

"Tout ce qu'on donne durant les deux premières années et les sept années suivantes est

déterminant pour le reste de la vie de l'enfant..."


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 "Gâtez" bien vos enfants pour qu'ils deviennent bien autonomes!

 

Je me retrouve à l’aéroport, hall d'arrivée 4, à Toulouse.

J'attends l'arrivée de mon fils ainé, qui habite aux Pays-Bas et viens passer deux semaines de vacances chez nous.

Isaya (2 ans) est sur ma hanche dans le porte-bébé.

Eliya (4 ans), impatient avec son ballon dans les mains. Il aimerait mieux aller jouer au foot, mais je lui ai défendu car il y a maintenant trop de monde autour de nous.

Salomé (11 ans), bien concentré, guettant l'arrivée de son frère Michael (13 ans) au niveau des portes de sortie.

Il est un peu inquiet que je le rate pendant que je m'occupe des petits.

Je regarde tous ces gens sortir. Je vois une maman dans la trentaine avec sa petite fille de deux ans en poussette.

Je ne fais pas spécialement attention.

Quelques minutes plus tard, mon attention est attirée par un enfant qui pleure.

Je cherche du regard d’où çà peut bien venir. Je vois, à ma droite, un papa face à une poussette.

La poussette avec la même petite fille que je viens de voir sortir tout-à-l'heure.

Elle pleure fort, pleine de grosses larmes qui coulent. Elle crie "maman, maman!"

Le papa, à mon étonnement, cherche plus à la divertir qu'à la consoler.

Il tripote son téléphone et essaye de l’intéresser à une image sur son écran. Une photo sûrement.

Ça n'a pas l'air de l’intéresser du tout. Elle hurle de plus belle, bouge ses bras pour faire signe qu'elle veut sortir de la poussette.

"Maman, Maman" continue-t-elle.

Son papa lui dit, tout en restant debout (il n'est pas placé à sa hauteur) ; "Maman va venir, maman va venir".

Ses paroles volent au-dessus de la tête de sa petite fille sans l'atteindre aucunement...

Sa maman sort des toilettes.

Je me dit: ouf, elle va enfin être pris dans les bras et se sentir rassurée.

A mon étonnement, la maman ne réagit pas aux pleurs de sa fille.

Le papa a juste le temps de glisser: "Ben voilà, elle est là, maman!"

Et hop, la poussette pivote dans un geste brusque. La fille se retrouve face à la foule et ne vois plus ses parents. Elle continue de pleurer...

Je ne comprends pas. Que s'est-il passé?

Ces parents avaient-ils juste trop hâte de rentrer?

Peut-être étaient-ils garés au Parking-minute et ne voulaient-ils pas perdre de temps et d'argent?

Ou bien croyaient-ils qu'il ne faut surtout pas "gâter" leur enfant en répondant à ses pleurs..

"Il faut qu'il devienne autonome, qu'il arrive à se débrouiller tout seul..."

"Il faut pas lui répondre à chaque petit truc sinon t'as plus de vie, tu te fais manger..."

Ça me fait penser à un moment très choquant pour moi. Un jour, j’étais au marché avec Isaya, alors âgé trois mois.

Je le portais dans le porte-bébé sur mon ventre et quelqu’un me dit : "Oulà, je ne ferais pas ça. Si tu le gâte ainsi, il va jamais quitter la maison!"

Je ne savais même pas qu'on pouvait avoir des pensées comme çà!

Mon expérience, c'est plutôt l'inverse... Mieux je réponds aux pleurs de mon petit enfant, plus il va se sentir en sécurité dans sa vie et trouver son chemin.

Chercher la dépendance, la vouloir, c'est un élan tout naturel ! Qui ne connait pas la phrase répétée en boucle par les petits quand on veut les aider à se brosser les dents, ou mettre les chaussures (etc) : "Faire tout seul !" .

Tant qu'on les laisse faire les choses à leur manière (comme mettre les chaussures à l'envers !), ils ne perdront pas cet élan naturel.

L'enfant ne fait pas de caprices ou ne manipule pas quand il demande de l'attention.

Il demande simplement notre soutien. Il a besoin de nous pour apprivoiser ce monde intégralement nouveau pour lui.

Quelle grâce de savoir qu'il y a une personne sur la Terre qui a besoin de notre amour.

 

Mirella Werba

Poser des limites sans frustrations........

 

Isaya a deux ans aujourd'hui.

Il a découvert les ciseaux!

Que faire? Je pourrais choisir de les lui retirer, mais ça risque à coup sûr de déclencher une grosse crise...

En plus, je n'aime pas utiliser la contrainte forcée.

L'expérience m'a bien souvent montré que ça ne donne pas de résultats à long terme.

L'enfant va perdre la confiance et se cacher plutôt que de venir me chercher pour demander de l'aide.

Pas de rapport de force donc.

Alors, que faire?

Pendant que je réfléchis, mon pantalon manque de se faire trouer.

Je lui dit: "Les ciseaux ne sont pas faits pour couper mon pantalon. Ils sont fait pour couper du papier."

Et voilà, j'ai une idée. Je prends un bout de papier et lui, il coupe. Tout les deux bien concentrés (de mon côté je fais déjà en sorte de ne pas me faire couper dans les doigts!) pendant une dizaine de minutes.

Tant pis pour les demandes des autres frères et soeurs de la maison. Ils doivent se débrouiller avec leurs tartines, sur la table du petit déjeuner.

 

Plus tard dans la journée, on colle les bouts de papier sur une feuille et on le affiche sur le mur.

Que c'est riche d'éviter le "non".

D'accord, ça m'a pris dix minutes et j'ai du lâcher le suivi du petit déjeuner.

Mais ce qui est gagné, c'est la confiance de l'enfant, l'harmonie dans la famille (pas de cris!), mon estime de soi (il se sent pris au sérieux; je sais couper!).

Une façon très efficace de poser des limites sans créer de frustration!

 

Le lendemain, l'enthousiasme pour les ciseaux n'était pas encore calmé.

Il vient de lui-même me chercher pour me proposer de couper un bout de papier.

J'observe que je n'ai pas du tout l'élan de l'assister dans le découpage cette fois-ci.

Je viens de me réveiller et j'ai envie de boire ma tasse de tisane.

Que faire?

Un autre idée me viens. Je l'amène dans le jardin et je lui demande: "L’herbe est haute, tu vois? Tu peux couper l'herbe.". Je prends ma tasse dehors, m'installe dans une chaise pendant que Isaya commence à couper l'herbe. Ça l'a occupé au moins pendant 15 minutes. Quand il a voulu couper aussi les fleurs, j'ai juste eu besoin de lui dire. "Regardes, qu’elles sont jolies les fleurs. Aïe, ça leur fait mal les ciseaux. Coupes l'herbe, chéri. Papa sera content!"

 

Me respecter moi-même, mon enfant et notre environnement pour vivre dans la paix, la joie et l'amour!

Mirella Werba